Pérou - Bolivie 2011
D'après le carnet de voyage de Seb et quelques annotations d'Elo
Itinéraire de notre voyage
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Bruxelles - Lima (9 septembre 2011)
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Nous arrivons à Bruxelles après 1 heure de route grâce à Ju qui s'est levé très tôt ce matin (4h !).
Il est 6h15 quand nous entrons dans l'aéroport pour faire enregistrer nos bagages que nous ne devrions plus revoir avant Lima. On croise les doigts pour qu'ils ne les perdent pas à Madrid lors du changement d'avion.
Après une heure d'attente, enfin nous rentrons dans l'avion pour Madrid. Déjà quelques Péruviens en vue !
Ce premier vol est plutôt rapide mais rien de distrayant : pas de repas, pas d'écran de TV, mis à part de la musique classique lors des décollage et atterrissage.
Nous arrivons à Madrid à l'heure, le terminal est immense.Il est 10h30 et notre prochain avion décolle à 12h50. Le temps devient long mais surtout d'impatience, et puis on commence à avoir faim...
Ça y est, 12h30 nous sommes à notre place dans l'avion d'Ibéria, plus gros et un peu plus confortable que le précédent. On occupe 2 places de la rangée centrale juste à hauteur des ailes. Cette fois, il y a des écrans de TV.
Juste après le décollage, le premier repas est servi mais j'ai une migraine qui s'annonce difficile... Le repas est plutôt bien fourni et c'est même bon !
Après 2 cachets je m'endors rapidement pendant qu'Elo discute avec nos voisins israéliens, un père et sa fille. Déjà ça discute en espagnol !
Sur les écrans, on a droit à différents films tels que "Le complexe du castor" avec Mel Gibson.
Après quelques heures, on a droit à un sandwich ; en France il est déjà 20h.
Les 12 heures défilent, et puis le fait de dormir sans arrêt ou presque je ne vois pas le temps passer !
Enfin un troisième repas...
Puis sur les écrans on aperçoit notre position GPS, on survole le Brésil, nous sommes alors juste au-dessus de l'Amazonie. Il ne nous reste que 2h avant d'atterrir. Enfin, dans les hublots, on aperçoit quelques sommets, ce sont les Andes ; cette fois, on y est, nous sommes dans l'espace aérien du Pérou !
L'atterrissage a commencé, l'avion entreprend un large arc de cercle pour se mettre face à la piste, on vole au-dessus du Pacifique. Puis, "en direct" grâce à une caméra extérieure, on assiste à notre atterrissage, il est 17h40, heure locale (00h40 en France) et il fait bientôt nuit.
Ça y est ! On foule le sol Péruvien, le premier accueil est assez froid, pas un regard, encore moins un "Hola!", ce sont les fonctionnaires de l'immigration...
Puis arrive un moment important : la remise des bagages. Mais après quelques tours de tapis et un défilé toujours aussi impressionnant de valises, le sac d'Elo fait son apparition ! Si l'un est ici, l'autre ne doit pas être loin. Ouf, le voici, on peut enfin le dire : on est en vacances au Pérou !
Ensuite, la douane nous attend, nous ne sommes pas fouillés.
Vient ensuite un brouhaha énorme derrière une porte coulissante, on entend une foule énorme comme celle d'un grand marché couvert. En la passant, on est alors impressionné par le nombre de chauffeurs avec pancarte qui attendent leur client. Si l'on regarde à droite, toutes les pancartes de droite se lèvent avec une multitude de noms inscrits, de même si on ose regarder à gauche ; c'est tout simplement impressionnant de voir des centaines de personnes s'agiter en espérant voir leur client.
Pays/territoire :
Lima, Pérou
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Lima (9 au 10 septembre 2011)
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C'est alors qu'une pancarte avec nos noms se lève. Enfin, Arturo (Père !) est venu nous chercher pour nous ramener chez lui. Il a l'air accueillant, ça change !
Nous arrivons devant sa voiture, une japonaise comme beaucoup, et on pose nos sacs qui sont assez lourds finalement ! En attendant notre chauffeur parti payer le parking, il fait déjà nuit, le soleil est tombé d'un coup en mer.
Sur le parking, première photo : la tour de contrôle de l'aéroport avec au premier plan un Volkswagen T2 ! Quelle bonne surprise.
Arturo revient alors et c'est parti vers Lima à travers une foule de véhicules, voitures en tous genres, 4x4, taxis, minibus, bus, camions américains, motos de police très nombreuses... Et bien entendu des coccinelles par dizaines à ne plus savoir où regarder ! Aux carrefours, il n'y a pas toujours de feu de signalisation et c'est souvent la pagaille. Pas de politesse ici et tout le monde au même rang ; ça passe ou ça casse, il suffit de regarder l'état des voitures d'un peu plus près. Arrivés à un grand carrefour, une large route le surplombe : c'est la Panamericana qui va de l'Alaska à Ushuaïa, seule une partie n'existe pas au Panama et en Colombie qui n'en veulent pas pour éviter de raser leurs forêts tropicales.
Plus loin, Arturo tourne dans une petite rue à droite et, à quelques pâtés de maisons, nous arrivons chez eux.
D'extérieur, leur habitation ressemble à toutes les autres mais la façade est soignée. Des fers à béton dépassent de la toiture car ici on bâtit au fur et à mesure en hauteur, s'appuyant sur le rez-de-chaussée actuel. En entrant, une petite cour où garer une voiture et sur notre gauche le salon où la mère d'Arturo nous accueille gentiment avant de nous montrer notre chambre.
Enfin, on pose nos sacs et quel plaisir de voir un lit ! La fatigue se ressent alors qu'il n'est que 19h. On visite furtivement les lieux, salle de bain avec eau chaude (ne pas oublier de mettre en marche le chauffe-eau 10 min avant la douche !), le salon que nous avions déjà traversé, puis à l'étage une salle avec 2 ordinateurs reliés à internet, bas débit mais quand même de quoi se connecter sur Skype ! Du coup, on en profite brièvement, et c'est là que nous rencontrons Arturo (Fils !) vêtu de son peignoir encore trempé de sa douche. Il nous explique qu'il nous donnera toutes les informations nécessaires au voyage le lendemain matin car il va au ciné (avec son fils Sebastian !) dans la soirée. C'est tant mieux pour nous : une douche et au lit !
C'est au levé du jour, assez tôt puisque notre horloge biologique n'est pas encore calée sur celle du Pérou que nous nous levons ! On en profite pour lire quelques documentations laissées dans le salon au milieu d'une multitude d'objets laissés par les routards français : bières, alcools, fanions de clubs, casquettes... Il est 8h et la maman d'Arturo fait son apparition pour nous préparer le petit-déjeuner : café, lait, yaourt à boire style "yop" à la fraise, pains en petites boules, beurre, confiture à la fraise... On en profite pour discuter avec cette dame qui nous raconte quelques mésaventures de ses enfants ainsi que l'installation de la sœur d'Arturo en France dans le Nord à Tourcoing, le monde est petit ! Peu de temps après, c'est Daniel, un autre Français débarqué pendant la nuit venant des Pays de Loire, qui nous rejoint à table. Et enfin, Arturo, cette fois tout habillé !
Vers 9h, petite excursion dans le quartier pour aller échanger nos "€uros" en "Nuevos Soles", on en profite pour traverser un petit marché couvert où Arturo prend son petit-déjeuner : poisson-riz... Chacun son truc !
De retour chez lui, on prend un maximum d'infos : noms de guides, d’hôtels... Le hic, c'est que passer trop de temps à rassembler toutes ces infos nous retarde à quitter Lima pour Pisco et on décide alors d'annuler cette première escale ou peut-être de la reporter lors de notre retour sur Lima dans 3 semaines. Le père d'Arturo nous conduit alors au terminal terrestre de bus de la compagnie "Flores" pour rejoindre Nazca où un guide nous a réservé un vol au-dessus des lignes, Patrimoine Mondial de l'Unesco.
Nous voilà à bord d'un bus à 2 étages, le premier réservé à la première classe et la soute à bagages, le second est un étage classique d'une cinquantaine de places. En réservant nos billets, sans le savoir, on se retrouve en première classe ! On va avoir droit à la télévision... Avant de monter dans le bus, on a quelques détails à régler : étiqueter nos bagages pour éviter qu'on nous les vole ou échange lors d'un arrêt, on nous prend nos empreintes digitales et de plus, on nous filme... Tout ça pour prévenir d'un éventuel détournement de bus voire d'enlèvement. L'air de rien, c'est rassurant !
Enfin, on s'installe dans nos sièges face à l'écran. Durant le voyage jusqu'à Nazca (7h tout de même) on aura droit à la filmographie d'Antonio Banderas : Zorro, Zorro 2, Desperados, Desperados 2...mais on n'aura pas la fin !
Enfin, on s'installe dans nos sièges face à l'écran. Durant le voyage jusqu'à Nazca (7h tout de même) on aura droit à la filmographie d'Antonio Banderas : Zorro, Zorro 2, Desperados, Desperados 2...mais on n'aura pas la fin !
Pays/territoire :
Lima, Pérou
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Nazca (10 au 11 septembre 2011)
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Il est environ 20h lorsque nous arrivons dans la capitale des Nazca.
Logiquement, nous devrions retrouver notre guide Yvan. Mais après 1/2h d'attente et nos estomacs réclamant, nous décidons d'aller manger dans un petit restaurant face à la gare de bus "Flores" : le premier repas péruvien, en fait souvent servi avec du riz. Un homme d'une trentaine d'année vient alors vers nous, ventant les mérites de son restaurant familial mais aussi de leur hôtel à quelques pâtés de maisons (cuadra). L'offre est halléchante et toujours pas de nouvelles de notre guide.
On décide de rejoindre ce Péruvien qui a l'air plutôt sympathique et nous emmène devant son hôtel. La rue est en travaux, impossible d'y circuler, il se gare alors en travers. Le temps de descendre nos sacs, deux autres voitures se stationnent "à l'arrache" dans le chantier. Quelqu'un nous interpelle, en fait c'est Yvan qui nous a trouvé, il a dû nous voir sortir du restaurant et nous suivre jusqu'ici. La situation est plutôt insolite, maintenant on a le choix ; l'un nous demande de visiter tout de même son établissement alors que l'autre nous dit que tout est réservé : l'hôtel ainsi que le survol des lignes le lendemain matin. La décision est prise lorsqu'Yvan nous raconte qu'il nous attendait depuis 2 heures mais à un autre terminal terrestre...Arturo lui avait donné une mauvaise indication. De plus, il a l'air plus honnête que le jeune homme qui s'avèrera être un escroc puisque arrivés dans notre hôtel (enfin !), la gérante nous montre un article de presse peu flatteur sur cet hôtel, où aurait été abusée une touriste belge, affaire en cours...
Après avoir reglé notre dossier : noms, prénoms, numéros de passeports..., Yvan nous montre la chambre très sympa avec salle de bain et WC, sans oublier l'eau chaude ! Vient ensuite la discussion des tarifs de la journée du lendemain : les transferts hôtel-aérodrome, vol au-dessus des lignes, visites avec guide parlant français du cimetière de Chauchilla, d'une poterie ainsi que d'une fabrique d'or, un programme bien chargé nous attend mais il nous faut rattraper le temps perdu à Lima la veille. On est assez réticent sur le prix et finalement, on nous offre l'entrée du cimetière, les autres visites étant gratuites. Voilà qui est fait, le rendez-vous est pris : demain matin 8h devant l'hôtel.
Après une bonne nuit réparatrice et une bonne douche, petit déjeuner en terrasse, il fait très beau et il commence à faire chaud.
Étant prêts bien avant l'heure de rendez-vous, on profite de se balader autour de la Plaza de Armas pour y trouver des lunettes de soleil que j'ai encore oublié ; pas étonnant, on n'y pense pas avec un temps pareil en France !
Mais c'est bredouille que l'on rentre à l'hôtel pour y retrouver notre guide et son chauffeur. Départ pour l'aérodrome "Maria Reich" qui lui a donné son nom après avoir consacré une vie entière aux recherches des lignes de Nazca, aujourd'hui décédée, il n'en reste pas moins qu'un musée (sa demeure) que nous n'aurons pas l'occasion de visiter.
Après quelques minutes de routes plus ou moins bonnes, on arrive enfin devant les quelques avions qui embarquent les touristes vers les lignes mais avant tout, il faut régler la taxe d'aéroport puis attendre son tour en regardant un DVD intéressant (en Français, mis par Yvan) sur le peuple et la civilisation Nazca.
Enfin, on nous appelle, on passe sous un portique, on nous fouille et le co-pilote vient nous chercher. On a de la chance, l'avion est tout petit, 6 personnes dont les pilote et co-pilote.
La tension monte d'un cran lorsque l'on s'installe. Après quelques photos prises de l'intérieur de l'engin, il est temps de décoller.
Chacun a un casque d'écouteurs sur la tête, on entend les conversations des pilotes et cela nous sera bien utile lors du survol. Nous sommes alors en début de piste et le pilote, après accord de la tour de contrôles, s'élance à fond pour décoller. Tout va très vite et en quelques secondes on se retrouve déjà dans les airs.
En à peine quelques minutes on aperçoit les premières lignes et surtout le premier dessin : la baleine.
D'en haut, le dessin paraît minuscule mais pour bien en profiter, le pilote fait un tour complet de chaque figure d'un côté de l'avion puis de l'autre pour que chacun de nous les aperçoive. C'est assez magique, on a l'impression de rêver et pourtant on y est bien ! Les autres lignes arrivent à leur tour, on y voit même l'astronaute qui a été dessiné sur le flanc d'une colline, le colibris est encore plus incroyable que sur n'importe quelle photo, mais tout est beau à voir, même les lignes droites qui portent à des kilomètres sans savoir à quoi elles servent.
Le vol dure presque 30 minutes et on n'en a pas l'impression, pourtant on en a bien profité, les pilotes faisant leur possible pour nous faire voir le mieux possible tous ces dessins en insistant à chaque fois, nous les montrant du doigt et en nous disant leur nom. Le pilote nous demandant même si nous avions tout vu avant de rentrer !
Après un atterrissage parfait (mais qui a dit que c'était dangereux ?) nous repartons au centre ville de Nazca pour y visiter le marché local et y trouver des lunettes !
La pêche a été bonne, j'ai trouvé mon bonheur. Après plusieurs rues à découvrir ce marché, je me fais stopper par deux vieux bonhommes bien contents de se revoir apparemment sauf que derrière, ça s'entasse et je comprends alors que je suis coincé et que l'on me fait les poches. J'ai juste le temps de rattraper l'appareil photo à moitié sorti de mon pantalon ! Quant à Elo, elle chope (avec courage !) un gars qui venait de faire la petite poche arrière de mon sac à dos !! Sans problème (disons qu'il n'a pas eu le choix), il lui rend les écouteurs (je les lui ai plutôt arraché de la main !) que nous avions eu dans l'avion à Madrid et quelques papiers sur Nazca et les lignes.
Le plus incroyable dans cette histoire, c'est l'âge des Pickpockets qui dépassait largement les 60 ans... Ça nous apprendra pour la suite du voyage à être plus vigilants.
On décide de repartir vers le centre, il est l'heure de manger. On trouve un restaurant sympa lui aussi où enfin on nous sert de l'avocat ! Il est tout de même meilleur que celui de chez nous.
On passe le début d'après-midi tranquillement en face de la Plaza de Armas dans l'entrée de l'hôtel, affalés dans des fauteuils de salon, en attendant notre prochain guide qui nous emmènera au cimetière voir des momies.
Arrive 15h et notre chauffeur. En fait, c'est aussi notre guide. Il parle français (depuis 1 an 1/2) plutôt bien, mieux que moi pour l'espagnol ! Il a aussi étudié l'anglais et le japonais. Nous voilà alors partis pour les momies ou presque, car on va prendre au passage un couple de Français fraîchement débarqués de l'oasis de Huacachina. On en profite pour leur demander leurs impressions, et apparemment, c'est assez touristique, rien d'extraordinaire...Pendant ce temps, la route se poursuit. Il y a tout de même 20 km jusqu'au cimetière, mais avec ces paysages à contempler, pas le temps de s'ennuyer. La route asphaltée devient une piste de cailloux puis de sable.
On y arrive enfin, l'endroit est désert, pas un arbre, tout est couché par le vent en rafales avec en décor de fond, les Andes multicolores. Le spectacle est grandiose.
Notre guide nous montre au loin à des kilomètres quelques habitations qui sont celles des mineurs car dans ces montagnes, il y a de l'or !Après être passés à la caisse, on rejoint le guide qui nous explique que le site a été découvert par des pilleurs, saccageant les tombes en les mettant à jour une à une et surtout en cassant les momies pour récupérer les objets laissés en offrande ainsi que les tissus très prisés par les collectionneurs. En fait, le cimetière est un champ de ruines où une douzaine de tombes sont abritées par des toits en paille et sont reliées par des chemins tracés dans le sable.
Ce qui est incroyable, c'est le nombre d'ossements qui sont éparpillés sur le sol. On comprend que les pilleurs n'ont pas traîné et ont volé sans aucun scrupule.
Les tombes se ressemblent assez, en général divisées en 2 ou 3 caveaux avec dans chacune au moins une momie.
Dans une tombe, on peut en voir une avec des cheveux qui avoisinent les 2 mètres !
Certaines momies ont les bouts de cheveux en forme de dreadlocks !
Parfois, de toutes petites momies renferment des corps de nourrissons ; certaines n'ont plus de tissu et on peut voir la peau sèche, c'est encore très impressionnant.
Le plus incroyable c'est que ce site n'est pas protégé : il peut être pillé de jour comme de nuit, pas de grillage, pas de gardien...
Les squelettes deviennent blancs à cause du soleil et les momies perdent leur peau, sans parler des phénomènes météorologiques : la pluie inonde les fosses et le vent pousse le sable dans les tombes, abîmant encore plus ce musée à ciel ouvert.
C'est la fin de cette visite qui reste marquante.
On prend la direction de Nazca pour visiter une poterie artisanale. On est plutôt bien accueillis ; le maître des lieux, le potier, nous montre ses outils et son travail, tout à l'ancienne : pinceaux faits en cheveux, colorants avec les minéraux du coin, l'argile extrait du sol même de Nazca. Sa particularité, c'est qu'il n'a pas de touret !
On visite ensuite son magasin. C'est très beau mais nous ne sommes pas très intéressés, de même pour le couple qui nous accompagne. Forcément, l'accueil est moins chaleureux en repartant.
Suite et fin de l'après-midi dans une fabrique d'or. Cette fois, c'est un mineur qui nous accueille dans une cour et nous fait asseoir devant plusieurs étalages de pierres brutes. Il nous fait passer différents échantillons de toutes sortes de minéraux. Il nous explique à l'aide de maquettes comment extraire l'or et surtout comment le séparer de la roche. C'est plutôt intéressant mais on sent qu'il nous demandera quelque chose et un malaise s'installe surtout lorsqu'il nous montre sa vitrine de bijoux et son chapeau pour un pourboire... Mais il nous semblait avoir payé l'entrée !? Nous voilà tous partis vers notre guide qui nous ramena à nos hôtels respectifs.
La nuit tombe déjà et il nous faut passer à table pour être prêts pour notre première nuit en bus. En effet, nous avions réservé 2 places dans un bus tout confort avec sièges rembourrés qui s'inclinent presqu'à l'horizontale pour passer une bonne nuit ! Mais avant tout, un bon repas dans un petit restaurant pas trop cher puis retour à l'hôtel, où nos sacs sont prêts depuis le matin, et petite toilette dans les WC de l'hôtel car nous n'avons plus la chambre depuis midi...
Départ à pied vers le terminal terrestre de "La Cruz del Sur", l'agence de bus la mieux cotée du pays ; on a fait fort, et le prix aussi...(faut dire que tout le reste était complet !) Arrivés au terminal, on y retrouve pas mal de routards qui vont, eux aussi, à Arequipa, notre destination. On attend dehors, il fait encore bon et c'est très agréable à 10h le soir. Tout le monde, sauf nous, monte dans le bus car c'est un classique sans couchette.
On attend encore une bonne vingtaine de minutes et notre bus arrive (directement de Lima). Nous sommes les seuls à y monter et bizarrement aucun contrôle : ni film, ni empreinte... Une fois à l'intérieur, nous sommes en première classe donc au rez-de-chaussée, presque plein ; restent nos deux places au fond avec couverture et oreiller. On ne fait pas long feu même si la télévision est allumée, la journée aura été bien chargée. A côté de l'écran, il y a même un compteur avec la vitesse du bus éclairée avec des diodes vertes s'il est au-dessous de 90 km/h mais il est plus souvent dans le rouge !
La nuit pour moi est assez agitée, je me réveille plusieurs fois sans savoir me rendormir, il faut dire que la conduite est sportive et les sièges pas si confortables... (pour ma part, j'ai plutôt bien dormi...et sans boules quies !)
Pays/territoire :
Nazca, Pérou
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Arequipa (12 septembre 2011)
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Au petit matin, on se réveille avec le soleil.
La route Panamericana passe dans des gorges étroites et pendant la nuit, on est passé de 600m à 2400m d'altitude. On n'en ressent aucun effet.
Le route est encore assez longue, surtout que ça monte encore et qu'il y a toute une colonne de poids lourds à dépasser. Ce la devient très long et notre estomac réclame le petit déjeuner !Ce n'est qu'aux environs de 9h30 que le bus nous dépose au terminal terrestre d'Arequipa. C'est gigantesque. Chaque compagnie y a un comptoir (au moins 1 !), on se croirait presque dans un petit aéroport. Même pour récupérer ses bagages, il faut attendre au comptoir et donner son numéro de réservation.
Enfin nos sacs sur le dos, direction centre-ville pour un bon petit déjeuner !
Mais un détail, qui a son importance, a failli nous échapper : il nous faut réserver nos billets pour rejoindre le cañon de Cotahuasi. On trouve alors l'agence qui nous vend 2 billets pour le jour-même, départ 16h pour une arrivée entre 2 et 3h du matin !
Du coup, nos sacs sont enregistrés, et on les laisse sur place.
Enfin, nous quittons à pied le terminal pour rejoindre le centre-ville. En demandant notre chemin à un agent de police municipale, elle nous fait comprendre qu'il y a 3h de marche ! Il nous faut alors un taxi pour 3,5 NS qui nous dépose sur la Plaza de Armas, où tout un côté est réservé à la Cathédrale, tout en longueur ! C'est curieux et c'est un bâtiment remarquable.
Pas très loin de cette place, on trouve, grâce au Routard, une boulangerie, faisant petit déjeuner, dans une superbe cour datant de l'époque coloniale. La façade du bâtiment donnant sur la rue est bleue-royale, alors que l'intérieur de la cour est en pierre volcanique blanche d'Arequipa. Le petit déjeuner est encore très bon et on a le plaisir de goûter au jus de papaye !
Après s'être remplis le ventre, direction le centre-ville pour changer quelques €uros en Nuevos Soles, et surtout retrouver le musée archéologique de la ville. Après quelques détours, car très mal indiqué, on trouve enfin ce petit musée très riche en objets divers des cultures Inca, Nazca et autres. De plus, c'est totalement gratuit. Seul regret : l'interdiction de prendre des photos ; quel dommage, les poteries sont très bien conservées mais les plus incroyables sont les objets en bois et surtout les textiles de grande qualité, notamment un bonnet Quechua revêtu de plumes tout en couleurs ! Le musée renferme également une momie très bien conservée, on peut y voir ses ongles et sa peau.
Après cette visite, on part en direction d'un supermarché pour y faire des provisions car la prochaine soirée se passera dans le bus. On n'y trouve pas grand chose...
Mais déjà l'heure tourne et il nous faut trouver un restaurant. C'est chose faite grâce encore au Routard ! On s'installe sur une terrasse située dehors, sous une toile tendue, au fond d'une courée. C'est très simple, calme, et pour la digestion, un hamac se tient prêt à nous bercer ! En fait, c'est un restaurant, tenu par un couple d'Allemand engagés, qui finance en partie un programme de soutien aux enfants défavorisés.
L'après-midi, on retourne dans le Centre, quelques photos de la Cathédrale avec en toile de fond le "Mitsi", volcan surplombant la ville avec une couronne de neige à son sommet. On essaie de trouver des sandwichs pour le soir mais à part quelques fast-foods...
On s'éloigne alors de Centre et on veut rejoindre la gare de bus à pieds. Le hic, sans plan précis, c'est que l'on se retrouve dans les bas-quartiers, pas vraiment rassurants mais on parvient, grâce à quelques policiers municipaux, à retrouver le chemin. Ce n'est pas en 3h mais en moins d'1h que l'on arrivera au terminal. Mais toujours pas de sandwichs ! On décide alors d'acheter des galettes de pain...!
Bientôt 16h, le départ pour Cotahuasi est imminent mais nous n'avons pas payé la taxe du terminal et il y a une longue file. C'est dommage d'avoir eu tout ce temps et de ne pas l'avoir su ! Heureusement, tout s'est passé très vite et nous voilà dans le bus, assez sommaire, pas très récent mais équipé tout terrain : le dernier tiers de la route n'es pas asphalté, c'est de la piste.
Dans le car, nous sommes rangée de gauche près de la TV du centre. On aura droit à quelques films en espagnol.
Durant ces 10h de route, il fera noir rapidement et on assistera au spectacle nocturne donné par la pleine lune. Plusieurs arrêtes sont prévus, dont un où je descends faire quelques pas pour me dégourdir les jambes. Un Hispanophone me demande si je suis français car j'en ai le profil ! Il a l'air sympa et me demande si je vais à Cotahuasi et pour combien de temps. Puis on remonte dans le bus pour les dernières heures.
Effectivement, quand on est sur de la piste, ça bouge dans tous les sens. Surtout que les chauffeurs n'hésitent pas à appuyer sur le champignon, même en pleine montagne ! On a forcément beaucoup de mal à s'endormir avec ce bruit infernal et ce vacarme terrible, mélangé aux tremblements du car. Il faudra attendre 2h du matin pour franchir le col de 4000m et d'apercevoir tout en bas d'un cañon, les quelques lumières de nuit du village de Cotahuasi. Il reste alors 1h de descente directe.
Pays/territoire :
Arequipa, Pérou
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