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C'est alors qu'une pancarte avec nos noms se lève. Enfin, Arturo (Père !) est venu nous chercher pour nous ramener chez lui. Il a l'air accueillant, ça change !
Nous arrivons devant sa voiture, une japonaise comme beaucoup, et on pose nos sacs qui sont assez lourds finalement ! En attendant notre chauffeur parti payer le parking, il fait déjà nuit, le soleil est tombé d'un coup en mer.
Sur le parking, première photo : la tour de contrôle de l'aéroport avec au premier plan un Volkswagen T2 ! Quelle bonne surprise.
Arturo revient alors et c'est parti vers Lima à travers une foule de véhicules, voitures en tous genres, 4x4, taxis, minibus, bus, camions américains, motos de police très nombreuses... Et bien entendu des coccinelles par dizaines à ne plus savoir où regarder ! Aux carrefours, il n'y a pas toujours de feu de signalisation et c'est souvent la pagaille. Pas de politesse ici et tout le monde au même rang ; ça passe ou ça casse, il suffit de regarder l'état des voitures d'un peu plus près. Arrivés à un grand carrefour, une large route le surplombe : c'est la Panamericana qui va de l'Alaska à Ushuaïa, seule une partie n'existe pas au Panama et en Colombie qui n'en veulent pas pour éviter de raser leurs forêts tropicales.
Plus loin, Arturo tourne dans une petite rue à droite et, à quelques pâtés de maisons, nous arrivons chez eux.
D'extérieur, leur habitation ressemble à toutes les autres mais la façade est soignée. Des fers à béton dépassent de la toiture car ici on bâtit au fur et à mesure en hauteur, s'appuyant sur le rez-de-chaussée actuel. En entrant, une petite cour où garer une voiture et sur notre gauche le salon où la mère d'Arturo nous accueille gentiment avant de nous montrer notre chambre.
Enfin, on pose nos sacs et quel plaisir de voir un lit ! La fatigue se ressent alors qu'il n'est que 19h. On visite furtivement les lieux, salle de bain avec eau chaude (ne pas oublier de mettre en marche le chauffe-eau 10 min avant la douche !), le salon que nous avions déjà traversé, puis à l'étage une salle avec 2 ordinateurs reliés à internet, bas débit mais quand même de quoi se connecter sur Skype ! Du coup, on en profite brièvement, et c'est là que nous rencontrons Arturo (Fils !) vêtu de son peignoir encore trempé de sa douche. Il nous explique qu'il nous donnera toutes les informations nécessaires au voyage le lendemain matin car il va au ciné (avec son fils Sebastian !) dans la soirée. C'est tant mieux pour nous : une douche et au lit !
C'est au levé du jour, assez tôt puisque notre horloge biologique n'est pas encore calée sur celle du Pérou que nous nous levons ! On en profite pour lire quelques documentations laissées dans le salon au milieu d'une multitude d'objets laissés par les routards français : bières, alcools, fanions de clubs, casquettes... Il est 8h et la maman d'Arturo fait son apparition pour nous préparer le petit-déjeuner : café, lait, yaourt à boire style "yop" à la fraise, pains en petites boules, beurre, confiture à la fraise... On en profite pour discuter avec cette dame qui nous raconte quelques mésaventures de ses enfants ainsi que l'installation de la sœur d'Arturo en France dans le Nord à Tourcoing, le monde est petit ! Peu de temps après, c'est Daniel, un autre Français débarqué pendant la nuit venant des Pays de Loire, qui nous rejoint à table. Et enfin, Arturo, cette fois tout habillé !
Vers 9h, petite excursion dans le quartier pour aller échanger nos "€uros" en "Nuevos Soles", on en profite pour traverser un petit marché couvert où Arturo prend son petit-déjeuner : poisson-riz... Chacun son truc !
De retour chez lui, on prend un maximum d'infos : noms de guides, d’hôtels... Le hic, c'est que passer trop de temps à rassembler toutes ces infos nous retarde à quitter Lima pour Pisco et on décide alors d'annuler cette première escale ou peut-être de la reporter lors de notre retour sur Lima dans 3 semaines. Le père d'Arturo nous conduit alors au terminal terrestre de bus de la compagnie "Flores" pour rejoindre Nazca où un guide nous a réservé un vol au-dessus des lignes, Patrimoine Mondial de l'Unesco.
Nous voilà à bord d'un bus à 2 étages, le premier réservé à la première classe et la soute à bagages, le second est un étage classique d'une cinquantaine de places. En réservant nos billets, sans le savoir, on se retrouve en première classe ! On va avoir droit à la télévision... Avant de monter dans le bus, on a quelques détails à régler : étiqueter nos bagages pour éviter qu'on nous les vole ou échange lors d'un arrêt, on nous prend nos empreintes digitales et de plus, on nous filme... Tout ça pour prévenir d'un éventuel détournement de bus voire d'enlèvement. L'air de rien, c'est rassurant !
Enfin, on s'installe dans nos sièges face à l'écran. Durant le voyage jusqu'à Nazca (7h tout de même) on aura droit à la filmographie d'Antonio Banderas : Zorro, Zorro 2, Desperados, Desperados 2...mais on n'aura pas la fin !
Enfin, on s'installe dans nos sièges face à l'écran. Durant le voyage jusqu'à Nazca (7h tout de même) on aura droit à la filmographie d'Antonio Banderas : Zorro, Zorro 2, Desperados, Desperados 2...mais on n'aura pas la fin !
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